Entente Spéléologique Vosgienne

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Week-end haute-Saônois

24 / 25 mars 2012

Cinq spéléos : Joanna, Nicolas, Gérard, Franck et JJ se retrouvent ce samedi 24 à Gy charmante bourgade de Haute Saône sur un parking forestier coupant un parcours VTT.

 

    Nicolas?   

Celui-ci passe au dessus de la grotte du Captiot parcourue uniquement par JJ voici 20 ans déjà. Après une petite marche d’approche digestive nous voici à pied d’œuvre devant la belle entrée attirante de la grotte : un joli porche descendant agrémenté d’une petite douchette pour remplir les calebondes.

La galerie s’enfonce tranquillement sous terre et se rétrécit progressivement pour mourir en haut d’un joli P. 8 orné d’une longue concrétion « multi couillesque » équipé par Franck. S’ensuit un long et esthétique méandre présentant d’intéressantes traces de reprise de creusement et des planchers stalagmitiques aériens.

 

On peut le parcourir à différents niveaux allant du ramping dans le guano de chauve-souris utilisé à l’aller au parcours aérien avec quelques mains-courantes seyant beaucoup plus à notre port altier et notre noblesse d’âme qui fut emprunté au retour. Notons que l’option d’un petit méandre bas et mouillé permet de shunter un ramping rébarbatif. C’est au bout du grand méandre que les choses se corsèrent : nous étions bloqués en opposition à 20 mètres au dessus du ruisseau que nous entendions gazouiller sous nos pieds. JJ eut un éclair de lucidité en se rappelant que le défunt GUS avait tout fait en fond de méandre très étroit ce qui lui valut d’y laisser la gâchette de son croll. Devant nous dans un élargissement, à 20 mètres et inaccessible s’ouvre en haut d’un toboggan d’argile la lucarne qui donne accès à la suite du réseau. Nicolas entreprend de se servir des très rares spits bizarrement placés pour descendre en fond de méandre. Il dut pour cela rabouter deux bouts de nouilles avec passage de nœud qui nous fit assister à une scène de ménage souterraine. En effet seule Johanna descendit à cause d’un méchant frottement inévitable qui ne nous fit pas tenter le diable. L’heure tournant nous fîmes demi-tour en maudissant la seule topographie anémique sans plan disponible et le mutisme des spéléos haute-Saônois. Nous comprenons enfin qu’il fallait en fait descendre la moitié du puits et installer une main courante vers la lucarne : nous reviendrons !

Nous arrivons à la nuit au « gîte non officiel d’Arbecey » en fait une maison particulière retapée par un retraité du village. Maison retapée ou plutôt « customisée » ; mélange détonnant de Riad marocain rococo, de sévère ferme du XIX° et de maison de passe victorienne. Même la plomberie fut source d’incessantes surprises avec ses étonnants robinets montés à l’envers ou ses incroyables mitigeurs thermostatiques à deux positions : brûlant ou glacé. Quelques revues de culturisme et de combats de gladiateurs montrant des corps mâles, oints et musculeux ; la présence de quelques accessoires ad hoc tels un moinillon capoté de rouge ou un kangourou bandeur permirent à deux éléments masculins de la troupe de faire leur coming out.

 

Après une nuit réparatrice dans la « chambre aux 1000 plaisirs » nous partons rejoindre Marc à l’entrée de la rivière des 1000 douleurs du Chaland.

Nous mettons une bonne heure à retrouver l’entrée car tous les environs d’Arbecey ont été transformés en plantations extensives de sapins de noël par des polonais industrieux. Oui, Monsieur S, il ne fallait pas se méfier des plombiers mais des sournois planteurs de sapins polonais !

 

Finalement nous retrouvons l’entrée malgré un bosquet fraîchement rasé. Marc nous rejoint là avec Emeline et une copine Leila dont c’est le baptême souterrain. Pour l’habillage, certains optent pour la néoprène, d’autres pour la fleur au fusil. La descente assurée sur les échelles de plus en plus branlantes se passe sans encombre ainsi que le parcours désormais familier des trois rivières.

     

 

Notre enthousiasme fondit à l’arrivée dans la grande galerie des merveilles transformée par les dernières pluies en cloaque de boue liquide où chacun s’enfonce à chaque pas dans un horrible ou excitant bruit de succion selon les goûts. La patte folle de Gérard lui indiqua le moment du retour chaperonné par Franck de l’ADMR. Dommage, ils étaient à la porte des zones les plus concrétionnées. Les autres en profiteront avant de rebrousser chemin après le passage en main courante. Le retour à contre courant fut fatal pour un tibia de Nicolas dont la trace traumatique fera le bonheur d’un archéologue du futur. Tout le monde sorti vers 17 heures sous un soleil radieux.

Jean-Jacques

 
La "JJ technique" du réchaud

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