Entente Spéléologique Vosgienne

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Accueil Dernières sorties Sortie spéléo en famille 29 mai 2010

Sortie familiale

Montrond-le Château

Samedi 29 et dimanche 29 mai 2010

 


Par une belle journée, trois voitures, une remorque et un camping-car se dirigent vers Nans-sous-Sainte-Anne. Le rendez-vous était fixé à 11 h 30.

Gérard et Marie-France, toujours ponctuels (Hum !!), étaient sur les lieux à 11 h 20. A 11 h 30, personne.
Donc, Gérard se mit à battre le pavé, revoir le splendide courriel de Franck, pour voir s’il ne s’était pas trompé de destination.

A 11 h 37, Franck arrive, accompagné de Virginie, Florian, Simon et Abel.
Ils étaient arrivés la veille au gîte de Montrond et Franck ne voulait surtout pas qu’on le sorte du lit ; à sa décharge, il est allé nous chercher de bonnes saucisses de Morteau non labellisées.

Peu de temps après, Jean-Luc arrive, accompagné de Bob, de sa nièce Camille et de son neveu Aymeric. Quant à Xavier, guidé par une « blonde » (pas Céline, dixit Virginie), il arrive avec une demi-heure de retard. Dans la voiture, Louise, Luc et la charmante petite dernière, Fleur-Anne. Direction la grotte Sarrazine pour le pique-nique.

  
            

Arrivée sur le parking, toute la troupe se met en branle, l’un avec sa glacière, un autre avec un carton de victuailles, d’autres avec leur sac à dos et pour couronner le tout, Xavier poussant un véritable char dans lequel Fleur-Anne était agréablement bercée.
Arrivés sur place, chacun de sortir son casse-croûte et les enfants de s’égailler dans les rochers.

 
       

Surprise : c’est alors que nous découvrons un Bob complètement transformé. Mais on vous laisse découvrir cette transformation. Cherchez l’erreur.



Avant de redescendre, tous pénètrent dans le fond du porche admirer le ventre de la Sarrazine, éclairé par le phare de Gérard.

Après ce divertissement, nous gagnons le gîte spéléologique de Montrond-le-Château, pour y déposer nos affaires.
Nous y laissons Céline, Fleur-Anne qui y fait sa sieste et Marie-France, et la troupe reprend la route en direction de Chenecey.

   


Nous équipons tout ce petit monde, avec du matériel beaucoup trop grand pour leur petite taille.

Nous avons eu l’agréable surprise de voir la maréchaussée inquiète de voir cette troupe hétéroclite : à vrai dire, les spéléos ne doivent pas être très bien vus dans le coin et nous avions été dénoncés comme de vulgaires voyous qu’il fallait nettoyer au karcher ; mais cela s’est passé très courtoisement.

Franck qui avait pris des renseignements et surtout la clef auprès de Benoît Decreuse emmena tout ce monde vers cette grotte mythique, dite de l’ours.

Ce fut une découverte de ce monde souterrain pour notre petit monde. De nombreuses concrétions ornent cette grotte, malheureusement saccagée et souillée en de nombreux endroits, ce qui a amené le CDS25 à mettre une clôture, fermée par une solide porte qu’il nous a été difficile d’ouvrir. Les tags ne datent pas d’aujourd’hui, puisque certaines inscriptions affichent 1723, 1875 !

Quelques voûtes basses à franchir, quelques traces de guano de chauve-souris et même des araignées (quelques cris !) émaillent le parcours.

Arrivés au sommet du puits de 8 mètres, nous faisons une pause, pendant que Xavier commence à équiper une main courante, puis la tête de puits. Les plus grands rêvaient d’une descente sur corde. Mais devant l’exiguïté du départ et surtout le passage de la tête de puits, nous avons préféré renoncer à cet exploit.

Ce fut alors le grand moment de la sortie : Franck fit éteindre toutes les lampes et on entendit un grand « pop » suivi d’un grand « joyeux anniversaire » chanté à tue-tête par tous : c’était pour fêter les … (censuré) de Virginie. Et les lampes de se rallumer et tous de boire un sympathique canon accompagné d’un morceau de cake.


 

Reine d'un jour !


Un peu plus loin, on découvrit une petite galerie de 2 mètres qui permit aux plus téméraires de s’initier au ramping dans une étroiture.

Certains y trouvèrent tellement de plaisir qu’ils firent l’aller et le retour en continu ; il fallut mettre fin à ce petit jeu pour rejoindre la sortie.



Avant de quitter les lieux, Xavier organisa un petit jeu qui consistait à faire une araignée (plus sympathique que les vraies) avec les longes.



Retour au gîte.

Jean-Jacques, accompagné de sa douce Sylvie, de Benoît et Laure nous attendaient au gîte.

Nous prîmes dehors une bonne bière en apéritif, accompagnée des traditionnels chips, car le temps était encore clément. Nous retrouvons Fabian et Franck du GSPV qui ont leurs quartiers dans une annexe luxueuse du gîte et viennent régulièrement pour gratter, espérant jonctionner avec une galerie connue.


Puis, nous attendait un bon repas roboratif, agrémenté de saucisses de Morteau que Franck était allé nous chercher le matin même (d’où son retard), accompagnées de pommes de terre en robe des champs (il n’en est pas resté ; les 25 kg promis n’étaient pas au rendez-vous !).


Pendant que les enfants jouaient dans les dortoirs, les adultes se partageaient la vaisselle et les pommes de terre à éplucher pour le repas du lendemain (pas toutes les pommes de terre, à croire qu’il en avait pris plus de 25 kg).


Là dessus, chacun essaya de se faire une place dans un dortoir. Xavier testa plusieurs emplacements pour protéger Fleur-Anne des ronfleurs qui sévissent régulièrement et un peu partout dans le monde des spéléos (mais ce sont les épouses qui gagnèrent le concours). Finalement, il se réfugia dans le camping-car qui était au moment de l’installation d’un calme absolu. Mais, c’était sans compter avec la pluie qui s’annonça dans la nuit et rivalisa avec les ronfleurs.


Dimanche matin, réveil progressif et petit déjeuner qui nous permit de goûter, comparer et finalement échanger les confitures de groseille, figue, mangue. Un vrai délice.

Mais le plus dur était à faire : un conseil de guerre fut réuni ; l’abandon du puits de  la veille, le temps qui était restreint et surtout la pluie qui ne cessait de tomber nous obligeaient à abandonner la sortie prévue aux Cavottes. Jean-Jacques, qui est un puits (on ne se refait pas !) de science, se souvint qu’il y avait un petit trou sympa (pas connu de Bob : c’est à noter dans les annales), pas très loin, avec un petit puits de 6 mètres qui permettrait aux enfants de goûter aux joies de la verticale ; seul son nom semblait lui échapper (trou du père Gaston, ou trou normand ; il ne savait plus). Nous voici partis, Jean-Jacques, Bob et Gérard, en reconnaissance. Bingo ! Le flair de Jean-Jacques a frappé : nous tombons pile sur ce trou, situé en face du chalet d’Arguel.

De retour au gîte, nous battons le rappel et partons, 6 adultes et 6 enfants.
La pluie qui s’était un peu calmée reprit progressivement et nous obligea à équiper les enfants sous une bâche attachée à la voiture de Jean-Luc.


 
   


Pendant ce temps, Franck et Xavier partaient équiper le trou. Des spits étaient en place, en plus des amarrages naturels. Xavier s’attela à la tâche : main courante attachée à un arbre, un spit en relais, double amarrage (naturel + spit) pour descendre une pente à 45 degrés et arriver au sommet du puits ; double amarrage et voilà le puits équipé.

Pendant tout ce travail, la pluie ne cessait de tomber et commençait à transformer le sol de l’entrée en gadoue. Jean-Luc testa l’équipement de Xavier (ça tient !) ; il était chargé de bloquer la corde, si le descendeur était lâché par un enfant. Un adulte était posté à chaque point stratégique pour surveiller, faire passer les fractios et mettre le descendeur.



Avant le départ, Gérard donne les consignes à nos moussaillons avec répétition d’un passage d’amarrage et obtention d’un diplôme !

Finalement les quatre plus grands entament la descente, avec un peu d’appréhension, et atteignent le fond, suivis par Bob qui leur fait visiter la salle terminale qui est au bas du puits.

La remontée se fit sur échelle, avec assurance et traction, sans difficulté, sauf pour Bob qui est tout de même un poids lourd.
Le malheur dans cette sortie sympathique est que la pluie ne cessa de tomber, obligeant à rapatrier les plus petits qui étaient trempés (merci à Sylvie qui nous a rendu visite avec sa cargaison de Comté).

La gadoue de l’entrée qui glissait sous nos pas est allée décorer Jean-Luc qui assurait la descente au bas du puits.


Retour au gîte.

Le barbecue prévu a été abandonné et nous avons festoyé avec les pommes de terre épluchées la veille, des concombres , de la salade pour Virginie et Gérard, du fromage.

Fin de la sortie avec le traditionnel nettoyage (la pluie a cessé de tomber). Matériel vérifié, au complet. Jean-Jacques a retrouvé sa corde honteusement délaissée dans les bagages de Gérard lors de la précédente sortie et même a retrouvé dans notre équipement un mousqueton et deux plaquettes honteusement subtilisés par Franck ou Xavier ou quelqu’un d’autre, lors d’une lointaine expédition (mais dans la gadoue, tous les chats sont gris) !


Ce fut un bon week-end bien sympathique et à renouveler, peut-être pendant des congés scolaires, pour deux ou trois jours ou davantage, comme nous l’avait proposé tardivement Marc.

Merci à Franck qui a préparé, bichonné cette sortie et a pris soin de nos estomacs et merci à Benoît Decreuse qui a été de bon conseil pour les sorties et nous a permis de visiter la grotte de l’ours.



 
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