Entente Spéléologique Vosgienne

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Accueil Dernières sorties Combe aux prêtres les 27 et 28 février 2010

Sortie à la combe aux prêtres

27 et 28 février 2010

 

Participants :

Xavier, Franck, Gérard, Jean-Jacques, Dominique, Jean-Luc.

 

Rendez-vous fût donné à 8h chez Jean-Luc pour le départ des membres du canton de St-Dié. Les participants à la sortie furent ponctuels et c’est rapidement que la petite troupe se mit en mouvement en direction d’Escles pour y rejoindre Jean-Jacques et Dominique Gritti. Bref, on eut pu dire que le départ fut s’en encombre si Jean-Luc, prétentieux, ne voulut tenter une course poursuite matinale derrière la voiture de Xavier ; ce qui lui causa un « léger » claquage au mollet. C’est donc avec une légère appréhension sur ses capacités à assurer la sortie du jour que celui-ci participa au voyage.

L’arrivée à Escles se fit avec une bonne demi-heure d’avance malgré quelques détours afin de ménager le réveil de l’Ursus préféré du groupe encore en pleine période d’hibernation, Jean-Jacques. Cependant, celui-ci surpris tout le monde en étant prêt au départ (une fois n’est pas coutume) et c’est donc l’arrivée de Dominique qui donna le top de départ vers Francheville.

Après un repas copieux (et JP, quand le chat n’est pas là, les souris dansent et le « bon gras » prolifère à foison), tout le monde s’équipa non sans difficulté. Entre le néophyte qui s’enfila dans sa pontonnière avec une patte folle et le doyen du groupe qui manque de souplesse pour entrer dans sa néoprène (sans compter sur une frilosité accrue par son grand âge qui le conduit à superposer un nombre impressionnant de sous-couches vestimentaires), l’après midi était déjà bien entamé quand Franck équipa, là encore, non sans quelques difficultés dues aux nombreux équipements déjà en place, l’entrée du puits.

L’objectif de la journée étant la reconnaissance du niveau des eaux et le pré-équipement pour la traversée prévue le lendemain, c’est dans un esprit bon-enfant que la sortie se déroula et les protagonistes eurent le loisir de contempler les nombreuses et magnifiques concrétions qui ornent la cavité. Malgré un niveau de crue exceptionnellement haut, un courant assez important et une pontonnière quelque peu insuffisante, la traversée de la rivière se passa très bien. Le temps de quelques hésitations afin de retrouver le chemin pour aller au Lac et la petite troupe croisa un groupe de Normands venus faire la traversée. La conversation s’engagea donc sur le niveau des eaux et la possibilité d’effectuer la traversée. Il s’avéra alors que la pontonnière serait insuffisante, mais qu’à cela ne tienne, si peu ne suffit à décourager un vosgien et décision fut prise de continuer la progression. L’arrivée à la voûte mouillante fut donc la première difficulté avec un espace libre sous la roche d’une douzaine de centimètres à peine. Autant dire que la pontonnière se transforma bien vite en une « mini baignoire personnalisée » à l’exception du raccordement de l’arrivée d’eau chaude. La progression n’en fut pas moins plaisante pour autant et il fallut arriver au lac pour que les premières volontés, la fatigue aidant, faiblissent devant le niveau de l’eau et rebroussent chemin.

Ainsi, seuls Jean-Jacques, dit le calamar portugais, Franck, Gérard l’ancien et Jean-Luc et sa patte folle continuèrent la traversée jusqu’à la corde du puits de la Rochotte, un peu en amont de la cascade.


Le P15 d’entrée de la Rochotte n’étant pas équipé pour éviter tout conflit avec les sieurs chasseurs, l’équipée sauvage fît demi-tour rassurée sur sa capacité à effectuer la traversée du lendemain. Le retour s’effectua sans encombre malgré un calamar myope et quelques litres d’eau ponctionnées occasionnellement par maître ponto et sa patte folle ; à tel point que le moindre mouvement causait un reflux d’eau en mini-jets par toutes les voies possibles. Spectacle qui n’était pas sans rappeler certaines scènes de dessins-animés et causer l’hilarité de Franck.


La sortie du puits effectuée, tout notre petit monde s’empressa de se mettre au sec, là encore avec une attention toute particulière portée à Gérard et sa souplesse naturelle, avant de rentrer se reposer au gîte. L’apéro fût pris en attendant que le repas, préparé par les soins de Xavier et Dominique, ne cuise. Merveilleux repas, digne d’un « dîner presque parfait ». Que dis-je ? Il s’agissait là d’un dîner parfait au menu duquel fut servi un riz sauce bolognaise à faire tomber les étoiles des plus grands chefs de la gastronomie française. Repas au cours duquel contact fut pris avec un spéléologue de la région ayant mis au point un système de balise permettant l’établissement de topographie à moindre effort. Ce qui ne fut pas sans enthousiasmer notre équipe dont le projet Débain, sans pour autant être au point mort, subirait un sacré coup d’accélérateur grâce à cette technologie. Suivi ensuite le dessert, pendant lequel, Gérard, parti raccompagner son nouvel ami, se vit spolier de ses courses personnelles par les joyeux drilles restés s’empiffrer de ses délicieuses crèmes brûlées. Après ce dernier incident, dans la terreur de représailles de leur président, vaisselle et rangement furent fait. Puis tout le monde s’en alla à la douche avant de sombrer dans un sommeil frileux, bercé par le souffle puissant de la tempête qui faisait rage dehors.

Le réveil s’effectua en douceur et bientôt notre équipe s’en retrouva convivialement à partager un copieux petit-déjeuner. Ensuite, les affaires de chacun furent rangées, et malgré le découragement de Jean-Jacques et Jean-Luc face à des combinaisons que la nuit n’aura pas suffit à faire sécher, le chemin de la Combe au Prêtre fut repris. Sur site, une équipe était déjà présente pour une sortie initiation. Notre troupe en profita pour discuter un peu avant de commencer à s’équiper


Toutefois, Jean-Luc, dont la force mentale avait considérablement faibli au cour de la nuit, préféra renoncer à la sortie du jour au privilège d’une longue sieste sur la banquette arrière de la voiture. Son découragement, contagieux, fini par avoir raison de la volonté de Dominique, qui après s’être équipé, rebroussa chemin pendant que Franck, digne d’un initiateur, équipa le puits de la Rochotte.

Seuls Jean-Jacques, Franck, Xavier et Gérard effectuèrent donc la traversée. Et quelle traversée. Seulement 90 minutes après s’être engouffré dans le puits de la Rochotte, Franck sortait déjà de la Combe au Prêtre. Un record à inscrire dans les annales de l’Entente Spéléologique Vosgienne. Dominique alla donc déséquiper la Rochotte pendant que nos 4 participants du jour sortaient l’un après l’autre et se changeaient.

Ensuite, le repas (toujours aussi copieux) fut pris, puis chacun s’en retourna, fatigué mais content de son week-end, constater les dégâts que le puissant Eole  avait engendré en pays Vosgien.

Voir toutes les photos ici.

Article rédigé par Jean-Luc.

 

 


 

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