Entente Spéléologique Vosgienne

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Accueil Dernières sorties 2019-02-23 AG du CDS 88 dans la Meuse

AG du CDS 88 dans la Meuse

23 février 2019

La fine équipe

Les Aragonites avaient proposé de jumeler une de leurs sorties avec l’AG du CDS en s’occupant de la partie restauration. Top là bien sûr ! J’ai même le privilège de choisir l’endroit : vu la période hivernale, ce sera les carrières de Savonnières où on est sûr d’avoir un toit sur la tête et un peu de chaleur comme aux Restos du cœur.

Au jour dit, tout le monde se retrouve à 12 h 00 à l’entrée de la Gare à Savonnières en Perthois. Il fait un soleil magnifique et à peine frisquet, les 3 clubs vosgiens sont représentés. Les Aragonites ressortent des carrières car ils ont passé la matinée à équiper la Sonnette et l’Avenir. Sèb a brassé de la corde car il doit être au top pour passer l’initiateur prochainement.

La troupe se divise en 3 groupes : 2 vont faire les gouffres en classique pendant que le dernier dont je fais partie avec Sèb et Joël a pour charge de repérer des entrées peu pratiquées aux noms évocateurs comme le « Pet qui chante », le « Dindon » …

Visite du pet chantant le pet qui chante Le trou du dindon

Nous voici lâchés dans ces immenses carrières avec certes un plan mais pas de boussole et ce qui devait arriver arriva : une succession d’égarements et une longue errance aventureuse et paumatoire en ces lieux où tout se ressemble.

 perdus!

Ceci a du bon car cela permet de découvrir une foule de lieux secrets jamais parcourus où nous découvrons pèle mêle d’autres entrées avec parfois des aménagements considérables,

 gouffre pédagogique

des perles des cavernes,

 perles des cavernes

une voiture brûlée,

 roc et gravillon

des baquets de bois séculaires remplis de concrétions dans une eau cristalline,

 baquet concrétionné

des abris spéléo ou chouillesques plus ou moins pourvus en matières vineuses périmées et aux commodités plus ou moins frustres.

 refuge avec poche de rouge sang

Cerise sur le gâteau nous (dé)nichons (ah, ah !) un surréaliste soutien-gorge (ah, ah ! (Dé)nichons : soutien-gorge : ah, ah ! Ou mieux encore : (de)nichons, (2)nichons ah, ah ! Derechef !) de matrone qui achève de se calciter sous une arrivée d’eau.

 sous tif calcité

On arrive même à trouver ce que l’on est venu trouver à savoir des petits gouffres pas larges pour la plupart dont un joli petit gouffre école à 3 entrées d’une quinzaine de mètres suréquipé où se balancent d’autres spéléos. Sèb et Joël équipent et descendent le « Pet qui chante ». Nous retombons par hasard à l’heure prévue en passant par les fortifications allemandes. Toute la troupe se retrouve à 18 h 00 à la Maison Lorraine de la Spéléo où le gérant brille par son absence. On parvient à récupérer le code d’entrée pour investir les lieux.

ça pique! j'ai un nouvel ami! la relève


Suit l’AG et le repas toujours au top concocté par Aragonite avant une courte soirée de vieux et au dodo.


Dimanche, après un bref nettoyage car il n’y a rien pour, la majorité gagne la nouvelle entrée du Rupt du Puits pendant que Sèb entouré de 2 cadres retourne à Savonnières peaufiner la technique.

 entrée du Rupt du Puits fond de forage

Au Rupt, nous sommes matinaux et donc les premiers car les spéléos croisés hier voulaient y aller aussi. Joël m’a promis que je remonterai le puits pratiquement sans effort grâce à un palan magique qu’une petite équipe a révisé hier sur l’escalier du gîte sous la direction de Néric grand maître des poulies.

 Rupt du Puits un beau bordel de cordes palan magique

Tout le monde gicle au fond et nous remontons au pas de course la rivière toujours un peu monotone. Il y a pas mal d’eau et ça tire dans les cuisses à contre-courant. Je suis un des rares à choisir la voie aqueuse dans le passage des cascades pendant que la majorité voyage dans les plafonds. Nous visitons à vitesse express le siphon et la galerie des macaronis avant de quémander quelques pitances aux Aragonites plus prévoyants. Nous explosons les compteurs au retour. Au puits, les employés du palan remontent en premiers et je vais connaître la félicité absolue : je fixe la corde de traction à mon delta et miracle une force irrépressible et sauvage m’arrache du sol et me fait remonter à la vitesse d’un obus ; j’ai du mal à suivre sur la corde de sécurité tellement cela va vite ! J’arrive au sommet dans un gros bordel de cordes, je dégage vite car deux groupes de spéléos attendent impatiemment. L’équipe de treuillage gît pantelante dans un coin. Francis fait son cake en refusant le palan magique en retardant d’autant les collègues. Après un pique-nique au soleil, chacun retourne chez soi après ce we ensoleillé excellent. Merci aux Arags que décidément l’on ne peut pas prendre en défaut !

Jiji

 l'avenir

 

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