Entente Spéléologique Vosgienne

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Accueil Dernières sorties 2018-11-24 WE technique du CDS 88

 

 CDS88

 


WE technique du CDS 88

 24 et 25 novembre 2018

 


Préambule : 

En complément des stages d’été et de sorties en interclubs, lors de la réunion du conseil d’administration du 13 septembre 2018 a été lancé l’idée de refaire un WE technique, même s’il n’est plus estampillé formellement « EFS ».

 Par contre, le fait que le conseil n’avait pas formalisé l’organisation, Marc et Eric ont travaillé un peu chacun de leur côté pour qu’une sortie soit réalisée. Après des échanges de mails, compliqués par des adresses mails multiples peu utilisées et des « réponses à tous » partiels, la sortie a pu au final se réaliser quand même dans de bonnes conditions.

 

Participants :  Jean-Jacques, Sylvie, Marc, Gérard, Benoit (le dimanche) du club ESV, Sébastien, Eric (Initiateur fédéral) d’Aragonite


 Samedi 24 : Gouffre d’Ouzène et reconnaissance dans la vallée de la Loue

 


Départ matinal pour tous, de Saint-Dié pour Gérard avec rendez-vous au gouffre, de Vittel pour Eric avec ralliement à Escles avec Jean-Jacques et Sylvie, puis Charmois l’Orgueilleux avec Marc, puis à Saint Loup avec Sébastien qui était parti de Plombières.

 




Après quelques heures de route et la rencontre pacifique de quelques «Gilets Jaunes», retrouvailles et pique-nique au soleil.

 


 

 

 

Le gouffre d’Ouzène à Tarcenay a été retenu pour ses caractéristiques : gouffre sec avec 2 entrées, escalade, vire technique, différents puits à équiper.

Pendant que Gérard, Marc, Sébastien et Eric descendent, Jean-Jacques et son épouse partent chercher des entrées de grottes et de gouffres rarement pratiqués.

 

 

 


Après quelques échanges techniques et démonstrations diverses en surface, Sébastien équipe le puits d’entrée étroit en direct, pendant que Marc équipe par le puits large sur le côté. Eric et Gérard descendent chacun sur un équipement. Ensuite, Marc équipe le P18, Gérard suit, Sébastien commence l’escalade et l’équipement de la vire, Eric suit.

Gérard remonte en surface et Marc rejoint l’équipe en partie supérieure. Quelques autres explications et questions-réponses sont données et Marc reprend la suite de l’équipement avec passage dans le puits terminal qui redonne derrière l’étroiture. Au vu de l’heure, Eric repasse l’étroiture, bien élargie depuis un secours, déséquipe le P18 et remonte en surface en passant par le puits équipé par Marc.

Pendant ce temps, Sébastien et Marc déséquipent le puits terminal, la vire et remontent par le puits d’entrée qu’ils n’ont pas équipé.




Petit débrief à chaud sur quelques détails techniques et départ vers le lieu d’hébergement assez éloigné où Benoît, Jean-Jacques et Sylvie nous attendent.

A noter que les GPS non à jour compliquent bien les choses quand il y a des changements d’infrastructures routières ! Les refuges étant pour certains complets, pour d’autres sans réponse, et suite à une incompréhension sur un gîte tout aussi éloigné, au final nous nous sommes retrouvés en hébergement privé, merci à Jean-Jacques et à son frère Damien qui nous a ouvert gentiment ses portes.

Nettoyage des individus, apéro avec des apports des uns et des autres, repas dont le plat principal a été préparé d’une main de maître par Sébastien, compte rendu, discussions diverses et préparation du lendemain au chaud.

En surface :


Cascade de Syratus
Cascade de Syratus

Pendant que les spéléos usaient leurs fonds de culotte à Ouzène, JJ et Sylvie gagnent les gorges de la Loue à Mouthier Haute Pierre avec au moins deux objectifs :

  •   repérer l’entrée de la grotte de Noailles ou Nouailles en rive gauche de la Loue déjà cherchée en vain
  •   localiser l’entrée de la Baume du Rocher en rive opposée qui développe un bon parcours et possède désormais une seconde entrée à trouver : la grotte du Dahu ; mais bizarrement personne n’en parle jamais !

Cherchant en vain depuis la voiture une amorce de sentier montant à l’imposante falaise rocheuse où s’ouvre l’ouverture triangulaire bien visible de la Baume du Rocher, nous nous garons au cimetière et grimpons direct dans la pente raide pour gagner la base de la falaise.

Nous y retrouvons un semblant de sentier qui va s’étoffant à l’approche de l’imposante baume qui s’avère n’être qu’un gigantesque abri bien sec à l’exception d’une ouverture pas large dans une trémie descendante ébouleuse peu folichonne.

N’ayant pas de combi, je renonce rapidement à me ruiner les vêtements et si un bloc part, je ne suis pas clair !

Plusieurs cordes de spéléos pendent de la falaise depuis des départs invisibles et des voies d’escalade toutes équipées de dégaines parsèment le rocher. Nous longeons la falaise sans trouver d’autres entrées jusqu’à la magnifique cascade de Syratus et ses tufières où nous trouvons enfin le vrai sentier hyper glissant qui rejoint la route en contrebas ; il est bien planqué et invisible de la route.



Grotte de Noailles  Porche d'entrée de grotte de Noailles

 

 Fausse grotte de Noailles
Cascade de Syratus

 

 

 

 

 

Nous nous garons ensuite au parking des Faux Monnayeurs pour nous diriger à la Source du Pontet et l’usine électrique en fond de vallée. Là, il faut emprunter un chemin en lacets commençant par des marches de bois qui grimpe vers les falaises de la rive gauche.

Le sentier est long, très long, raide et glissant avec l’humidité et les feuilles mortes. On croise une première galerie bétonnée défendue par une porte blindée en relation avec les conduites forcées de la centrale. Sylvie se réjouit trop tôt : non ce n’est pas là ! Quelques lacets plus haut, le sentier parvient à un semblant de replat où il faut partir à gauche à l’horizontale dans la pente raide.

Il faut persévérer malgré un sentier qui devient inexistant, passer sous des barres rocheuses et enfin on devine à 10 mètres en contrebas un porche d’où sort un filet d’eau. La galerie est artificielle sur une trentaine de mètres et bétonnée sur quelques mètres puis enfin naturelle mais l’eau est trop profonde pour mes bottes et je dois m’arrêter là. Enfin, je l’ai ! Il faudra revenir avec la néop pour en savoir plus sur cette grotte où il n’y a rien ou presque sur le net et qui n’est assurément pas une classique malgré ses 5 km de développement !

La nuit tombe, nous rentrons à Senans.

Eric m’informera que dans sa mémoire, l’entrée de la Baume du Rocher qu’il a pratiquée ne ressemblait pas du tout à celle entrevue.


 





 

Dimanche 25 : Gouffre de Naud

Après un petit déjeuner copieux, une séance d’enkitage et le déménagement de quelques meubles pour rendre service à notre hôte, départ de tous vers le village Les Gratteris.

 Naud-1

 

 

Ce gouffre que personne ne connaissait figure dans le livre « Les Belles du Doubs » dans la rubrique « belle initiée ». Un effondrement récent, géant, sur la doline à côté de l’entrée, a perturbé un morceau du cheminement intérieur. Après l’entrée, deux beaux puits de 10 m et 20 m donnent accès à un amont et un aval. L’aval commence par un méandre sélectif et l’amont est une succession de puits remontants ou descendants et vires. Le gouffre était équipé ce qui a un peu gêné la partie technique, mais bien aidé pour aller dans l’amont…

Marc a rééquipé en double les puits d’entrée. Gérard est remonté tranquillement depuis la base des puits, Jean-Jacques a été le premier sélectionné par le méandre, suivi un peu plus tard par Eric. Pendant que les 3 spéléos les plus fins se tapaient genoux et coudes dans l’aval, Jean-Jacques et Eric ont fait de la paléontologie et des trouvailles diverses dans l’important remplissage à la base des puits. Au retour des voix dans le méandre, Eric a rééquipé le début de l’amont suivi par Jean-Jacques.




 Naud-2




Benoit qui avait un impératif horaire est remonté directement, suivi par Sébastien dont le méandre lui avait capturé pas mal d’énergie et Jean-Jacques qui a rebroussé chemin au pied d’une escalade. Marc rejoint Eric et ils ont continué dans l’amont qui n’est pas très long. Au retour, Eric aperçoit une corde remontante, non vue dans l’autre sens, Marc est allé en reconnaissance.

Quelques boyaux labyrinthiques font suites au sommet. Retour vers la surface en déséquipant et jonction avec Jean- Jacques.

Pique-nique à 5 car Gérard et Benoit sont déjà partis. Retour au domicile avec étapes inverses de l’aller.

Conclusion

Un bon WE, convivial et technique où chacun a pu trouver sa place et attente à ses envies. A renouveler.

Naud-3

Texte et photos : Jean-Jacques et Eric

 Naud-4

 

 

 
antre des damns 014

Connectés

Nous avons 61 invités en ligne
mod_vvisit_counterAujourd'hui53

Rechercher

La dernière sortie

Congrès « désobstruction » à Azé

9 et 10 mars 2019

 

Lire la suite...