Entente Spéléologique Vosgienne

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Accueil Dernières sorties 2018-06-30 Debain

2018-06-30 Debain

 30 Juin 2018

Debain-Sans Vallois (88)

Galerie des Stalactites

par le puits des moustiques

Participants : Jean-Jacques ; Benoît ; Marc

9h00, JJ, Ben et Marc se retrouvent à la lisière de la forêt (Bois le Duc) côté Puits des Moustiques. L’idée est d’équiper le puits, par lequel doivent ressortir les explorateurs entrés par la buse de l’entrée originelle. Celle-ci ne nécessite qu’une échelle que nous comptons installer en deuxième lieu en attendant l’arrivée de Dimitri, intéressé par la spéléologie, et que nous comptons rencontrer par cette occasion.

Deux messages sur répondeur annoncent le renoncement de Dimitri, malade depuis 2 jours. Partie remise pour lui.

Nous décidons de changer d’objectif : Ben et Marc iront à la galerie des stalactites, inconnue des deux, par le puits des Moustiques, tandis que JJ aura fort à faire pour préparer le barbecue qui régalera la petite troupe de victuailles carnées en abondance.

9h45 nous naviguons à vue dans les 100 premiers mètres, envahis de « moustiques » bien plus qu’avant la mise en place de la nouvelle buse.

 

Après une demi-heure, dans la galerie principale, nous arrivons au croisement et prenons à gauche la galerie des montagnes russes dont nous apprécions à sa juste valeur le choix du nom : montées et descentes alternent pour franchir les obstacles rocheux et glaiseux à souhait qui barrent la galerie étroite et méandreuse.

   

Une dernière marche mène sur la gauche à l’entrée de la salle tectonique, jonchée de débris divers datant de la préhistoire de l’invasion spéléologique des lieux. Le plafond ne semble pas aussi menaçant que ce que la rumeur le décrit. Mais cette salle est tout de même assez impressionnante par sa taille, rapportée au contexte du karst vosgien… La plupart des blocs au sol sont propres, marquant le côté fossile et peu visité du secteur. Ben s’était arrêté là lors d’une précédente explo il y a deux ans, et ne retrouve pas une partie de plafond dont la courbure inverse défiait les lois de la nature et de la gravité. Tombée entre temps ?...

 

A la suite, la galerie du cirage au sol couvert d’argile fin et relativement sec porte les marques de traces anciennes des premiers ( ?) visiteurs du GSPV. Bêtement je m’empresse de les imiter et de graver pour l’éternité nos noms dans la roche molle.

     

11h20 : arrivée dans la galerie des stalactites, avec une première partie de plafond dégoulinant de tubes aux formes bizarres, contorsionnés, tordus, enflés. Une plaque commémorative en plexiglass trône dans la paroi droite de la galerie, entourée de stalag (tites + mites).

   

   

Vingt minutes plus tard, après avoir exploré l’ensemble de la galerie, nous déboulons par un passage étroit dans la dernière partie, dans laquelle il faut progresser pour l’essentiel en rampant. Et nous découvrons un cadre à nouveau très joliment et finement concrétionné.

   

12h45 : Le bout du bout est atteint par Ben, que je laisserai user sa combine dans son ramping malaisé… Petit souvenir photographique, et nous prenons le chemin du retour, fini le tourisme, les grillades imaginées titillent déjà nos papilles. Quelques arrêts toutefois à proximité des vasques au retour dans la galerie principale, où nous apprécions l’eau, lavante et rafraîchissante.

   

De fait, belle sortie et agréable découverte pour moi qui avait depuis longtemps entendu parler de cette branche dans le réseau de Debain sans jamais avoir eu l’occasion d’y mettre le nez. Chose faite, et à refaire, pour le plaisir, et dans le but également de dépolluer le fond, ce que Ben a commencé à faire, se chargeant de détritus divers tout au long de son cheminement. Efficace le diable !

Soleil et chaleur, ainsi que JJ notre mitron intellectuel plongé dans des livres incompréhensibles, nous accueillent et comme dans Astérix, tout se finit par un banquet de cochonnailles au feu et de cervoise fraîche. Pas belle la vie !?

 

CR et Photos : Marc

 

N.D.L.R. :

Cette sortie nous rappelle les explorations faites en première par les anciens.

Dans le P'tit Minou, journal oh combien précieux du GSPV, on retrouve leurs exploits effectués avec les moyens de l'époque :

14 septembre 1952 (P’tit Minou n°6 1952) : Comment ne pas être stupéfaits devant cette "betterave" blanche et lourde, accrochée au bout d’un macaroni d’à peine 5 mm de diamètre ; si encore elle était centrée, mais non !

Cette première a été immortalisée dans la glaise par une inscription qui a survécu au temps et aux inondations de ce réseau :

Cette betterave qui a disparu, victime d'incivilités primaires (déjà à l'époque), comme en témoigne ce document :

Une seconde expédition est relatée dans deux articles du P’tit Minou n°33-34 1959 : "Nous braquons tous nos faisceaux vers ces concrétions d'une rare blancheur (à Débain) : ce ne sont que macaronis, excentriques innombrables !! et la BETTERAVE (?) qui jette un défi à la pesanteur."

"… suspendues à des tubes de 5 6 mm de diamètre et se détachant de cette masse, la fameuse "betterave" et une paire de grosses carottes de 60 cm de longueur."

Cette betterave semble avoir refait son apparition :

 A notre connaissance, il y a eu peu d'incursion dans cette "galerie des stalagmites" depuis ces temps immémoriaux.

 
Baume des Cretes 05

Connectés

Nous avons 18 invités en ligne
mod_vvisit_counterAujourd'hui57

Rechercher

La dernière sortie

Camp CDS en Ardèche

août 2018

P8270390-

Lire la suite...