Entente Spéléologique Vosgienne

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Accueil Dernières sorties 2016-03-26 Pâques en Belgique

 Pâques en Belgique, spéléo magique !

 26, 27, 28 mars 2016

Un mail de Sabine toute fraîche présidente du cds 54 apprend par hasard aux Vosgiens qu’un week end spéléo est organisé en Belgique et qu’il resterait des places. Renseignements pris, c’est José Prévôt grand Salluste de la fédé qui du fond de ses sombres Ardennes organise cela. La Belgique  Pourquoi pas ? Cette région nous est totalement inconnue au niveau spéléologique.

Nous partons (Benoît, JJ) le vendredi soir au sortir du boulot pour arriver à 23h30 après 3h30 d’autoroute non stop bondée. Nous trouvons la troupe d’une vingtaine de personnes de tous horizons Alcaliens encore un peu coincées le nez dans la bolognaise ; le gîte est accueillant, chaud et encore calme.

Il est prévu pour le lendemain de faire deux groupes : un de « bons » aguerris sans surcharge pondérale qui iront se frotter aux étroitures belges et un autre formé des débutants, gros gabarits et autres allergiques à l’étroit chaperonné par José himself, Martial et Cécile . Il va sans dire que je serai dans ce groupe et Benoît dans l’autre.

 Trou de l'église (7)

Pour nous, ce sera le « Trou de l’église » à une vingtaine de minutes de route dans la vallée de la Meuse.

 Trou de l'église, entrée (15)

L’entrée qui est une perte s’ouvre au milieu d’un village à proximité de l’église et sous son cimetière ! La trappe de l’entrée est cadenassée comme souvent par la toute puissante UBS (Union Belge de Spéléologie) avec double cadenas « première et seconde vitesse » et leurs clés (usb bien sûr !). Nous suivons sur corde une longue échelle d’inox qui descend le premier puits premier témoignage de la particulière pratique belge qui consiste à mettre en sécurité ses cavités pour… ne pas s’en servir. Nous serons ainsi suivis tout au long de notre progression par une famille néerlandophone avec de jeunes enfants en jeans les mains dans les poches. Seules les vires aériennes les arrêteront ! Le Trou de l’église est une sorte d’Ouzène local, une belle petite cavité école où les Belges se sont évertués à tout faire pour prolonger leur plaisir soit en creusant tout ce qui peut l’être en transformant la cavité en labyrinthe ou en se baladant dans les plafonds par de longues vires esthétiques et techniques qui doublent les galeries jugées trop courtes. En tous cas, les débutants brassent et apprennent des choses ; ils passent même des étroitures facultatives ! C’est beau d’être jeune…

 Trou de l'église (5) Trou de l'église (9) Trou de l'église (11) Trou de l'église, le bénitier (12)

  Trou de l'église, de beaux volumes! (8) Trou de l'église, entrée (3) Trou de l'église, Martial dans les plafonds (12) Trou de l'église, redescente des plafonds (13)

 Trou de l'église, étroiture facultative (10) Trou de l'église, étroiture facultative (11) Trou de l'église, José rassure Sylvie (14)

Nous laissons la cavité équipée car l’autre équipe doit venir ici demain et surprise, nous les voyons tous débouler alors que nous commençons à remonter. Le Wéron s’est révélé bien court à faire et trop étroit au goût de certaine. Ils vont donc se goinfrer celle-ci dans la foulée et déséquiper. Notons à titre d’anecdote qu’un des deux kits de bouffe a été oublié dans ma voiture ; on se partage le reste dont la salade de riz trop généreusement saucée par José (car le trésorier est généreux, c’est bien connu !) s’est épanchée partout engluant tout dans un épais film lipidique. Le retour assez tôt au gîte nous permet de commencer derechef l’apéritif sur les coups de 17 heures ; le deuxième groupe n’apparaîtra que bien plus tard. José nous fait découvrir en quizz sa play list musicale des années 70 anarcho-gauchiste dont je connais chaque titre élevé comme lui au lait rouge de la même mamelle révolutionnaire. Les djeuns restent pantois d’un tel manque de boîte à rythmes dans ces rengaines d’antan. La soirée sera assez sage l’estomac bien calé par un chili con carne roboratif.

Dimanche : on change les groupes à la marge des nouveaux venus de la soirée. Les flèches iront à l’abîme de Lesve ; le tout venant au trou d’Haquin à Lustin qui est les Cavottes locales où tout cavernophile outre Quiévrain se doit d’avoir traîné ses basques. L’entrée est une perte en bout de talweg dans la campagne odorante et Mosantorisée belge. Elle est défendue par une porte blindée digne de Fort Knox. José est parti devant équiper le fond. Martial sécurise les passages scabreux et véritablement dangereux qu’une équipe belge dégringole sans rien à nos cotés ; on comprend mieux la forte accidentologie de nos confrères dans les cavités françaises et leur comportement spéléologique parfois…. déroutant.

Trou d'Haquin, entrée (4).jpgTrou d'Haquin, entrée (4) Trou d'Haquin, entrée (3)

Trou d'Haquin, entrée blindée (4) Trou d'Haquin, arbre shemale (1) Trou d'Haquin, ça mouille bientôt! (7)

Trou d'Haquin, puits incliné (6) Trou d'Haquin, Martial à la cascade (8) Trou d'Haquin, tu fais comme ça, un point c'est tout! (5)

 La cavité est encore une fois très complète et parfaite pour des débutants. Il y a de tout : petits puits arrosés ou non, plans inclinés, mains courantes, rampings, étroitures toujours facultatives, un bonheur ! Un changement de conditionnement du riz et la main moins lourde de José permet même de manger sans marée noire. Nous ressortons en début de soirée, l’apéro peut commencer ! Le repas sera plus animé que le précédent avant de partir en sucette puisque l’on verra un superbe Apollon d’ébène effectuer sur les tables un langoureux strip tease dans les règles de l’art en invitant les éléments féminins du groupe à le rejoindre pour des frottis frottas torrides. Seule Sabine rebaptisée mystérieusement « café gourmand » résistera à l’appel du grand fauve désormais appelé « la poutre de Bamako ». Son grand fauve à elle tentera vainement de sodomiser les éléments masculins du groupe avec une propension particulière pour les végétalistes (pourquoi ?). Les derniers survivors gavés de grains fermentés profiteront même d’un assoupissement bien compréhensible, mérité et passager de notre trésorier fédéral pour mettre en scène à l’insu de son plein gré des tableaux abjects pouvant ruiner à jamais sa réélection (les photos sont à vendre au plus offrant, s’adresser au CAF de Nancy ou à M. Poutre à Bamako).

Lundi : lever aux aurores au chant du coq poussé par l’organe puissant (le deuxième) de notre go go boy en pleine forme. Malgré le mal de cheveux de certains, une petite sortie spéléo est prévue que nous shunterons pour rentrer dans nos Vosges. Un grand merci à toutes et tous et surtout à José organisateur esseulé pour ce bon moment de convivialité sportive au blanc de bœuf.  

Jean-Jacques

 

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