Entente Spéléologique Vosgienne

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Accueil Dernières sorties 2014-02-01 Les Ravières - Grotte de Vau

Compte-rendu des activités

égayant l’AG du cds 88 de Montrond-le-Château

1er et 2 février 2014


Samedi 1° février 2014 : gouffre des Ravières

Rendez-vous a été donné à tout le monde pour 11 h 30 au gouffre des Ravières près du hameau du même nom, commune d’Orchamps-Vennes. On ne sais pas trop par mutisme internetien de la plupart qui sera là ni qui fera quoi. Trois voitures ESV arrivent ensemble alors que le GSPV est déjà à pied d’œuvre près du trou avec nos deux Nancéo-Usano-Lispeliens. Le gouffre des Ravières est très original : il s’agit de deux énormes salles d’effondrement contigües dont l’entrée naturelle a été couverte d’une voûte maçonnée en plein cintre au début du XX° par un maire las de voir les paysans y jeter leurs charognes de bestiaux. Eugène Fournier, pionnier de la spéléologie comtoise devra démonter quelques moellons en extrémité de voûte pour visiter le gouffre. C’est par ce même trou d’homme que la visite est toujours possible au moyen de spits peu rassurants plantés dans les moellons de la clé de voûte !

Les Ravières

Les spéléos s’habillent dans le vent glacé. La pâture où se trouve le gouffre est couverte de 10 cm de neige. On décide de manger bien au chaud dans le fond. Guy équipe la verticale de 18 mètres. L’entrée n’est pas large et l’intromission peu élégante sauf pour les éléments les plus fins. On pose le pied sur un énorme cône d’éboulis de petites pierrailles mêlées à des os qui assurément ne proviennent pas seulement de l’effondrement de la voûte naturelle ! Vu du dessous, la voûte maçonnée est impressionnante avec sa grande portée et son profil peu arqué ; pourvu que ça tienne ! Heureusement que les assises latérales sont inébranlables ; il reste même quelques poutres de la construction en place. Ces maçons n’avaient pas froid aux yeux, en tous cas !

Les Ravières

Une dizaine de spéléos descendent et se rejoignent au fond de la première salle d’une cinquantaine de mètres de diamètre avant de traverser le passage bas qui donne accès à la deuxième salle de dimensions semblables mais au sol totalement différent : c’est un formidable chaos / trémie de blocs énormes et calcités qu’il faudra désescalader pour rejoindre le point bas un peu glaiseux qui sera notre salle à manger. Christophe nous fait un cours de physique : avec une petite lampe qui émet des ultra-violets, il excite les molécules de la calcite qui, une fois toutes les lampes éteintes, restitue une lueur violette.

Les Ravières Les Ravières Les Ravières

Les Ravières Les Ravières Les Ravières

La remontée sera rapide pour la plupart, en alternative pour un autre, laborieuse pour les troisièmes mais tout le monde sera largement à l’heure pour l’AG du CDS 88 à Montrond.

Dimanche 2 février : La grotte de Vau.

JJ à la recherche d’une grotte d’initiation autre que les sempiternelles Cavottes propose de visiter cette cavité inconnue au potentiel paraissant intéressant. Accessoirement, elle a le privilège sur Vauvougier de permettre une petite grasse matinée et un départ tardif. C’est donc vers 10 h 30 qu’une petite troupe démarre pour 38 km de route jusqu’au village de Saizenay puis une route forestière dégagée de toute neige qui par un long détour nous ramène au belvédère de la Chaussée au dessus du village de Nans-sous-Sainte-Anne.

La grotte de Vaux

 Il suffit à partir du parking rond des chasseurs de marcher 2 minutes en direction de la falaise puis de la longer à droite sur environ 80 mètres pour parvenir à une amorce de « sentier, dégringolade » marqué au sol à la peinture. L’entrée de la grotte se trouve en contrebas encore à droite sous un gros promontoire rocheux (grosse flèche jaune).

La grotte de Vaux La grotte de Vaux La grotte de Vaux La grotte de Vaux

L’entrée est une très large boîte aux lettres déclive qui vient crever une vaste galerie fossile ; la pose d’un brin de corde facilite la remontée glissante. La galerie est tout blanche tapissée d’un placage de calcite qui illumine les photographies de concrétions loin d’être vilaines. Des inscriptions parfois anciennes et une faune hypogée abondante (chauves-souris, papillons, araignées) raviront les amateurs de curiosités.

La grotte de Vaux La grotte de Vaux La grotte de Vaux La grotte de Vaux

 Nous tenons la grotte idéale ! Cela se confirme dans la branche de droite qui donne accès après un petit ramping sympathique au deuxième accès de la grotte dans une galerie redevenue ample constellée « d’or » comme dira Chantal (en fait d’étranges moisissures dorées, des staphylocoques ?). Gérard et Christophe feront un tour de manège extérieur pour repérer cette deuxième entrée en surface pendant que JJ retourne dans la branche de gauche équiper un long plan incliné très glissant suivi d’un ressaut de 7 mètres qui nécessite une C.60, quelques sangles et une dizaine d’amarrages.

La grotte de Vaux La grotte de Vaux La grotte de Vaux La grotte de Vaux

Un passage didactique idéal pour une approche de la verticale non flippante.

La grotte de Vaux

 

 Au bas du R.7 git une étonnante « échelle de Martel » composée de bouts de branches et de ficelle à bottes de paille heureusement sans cadavre à proximité… La suite est hélas moins engageante avec la première voûte mouillante glaiseuse à souhait qui ne sera passée que par JJ et Théo pour entrevoir une suite étroite et boyasseuse où ils ne s’aventureront pas car l’heure tourne. C’est donc un Théo trempé qui déséquipera la cavité pour un retour au gîte vers 16 h 30 où nous attendent les restes de rôti au foie gras (???) de la veille. En bref : une cavité idéale pour initier des « primo arrivants à la spéléo » avec de belles choses à voir, une approche du ramping et de la verticale, voire de l’aquatique pour les plus courageux.

JJ

La grotte de Vaux


 
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