Entente Spéléologique Vosgienne

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Accueil Dernières sorties 2013-11-30 La Malatière

WEEK END D’INITIATION

La Malatière - Pourpevelle

30 novembre et 1° décembre 2013

Malatière La Malatière

Participants : Bruno, Chantal, Clément, Clémentine, Florian, Franck, Gérard, Jean-Jacques, Jean-Luc, Luc, Michel, Pascal, Ronan, Xavier.

Samedi 10 h 15 : tout le monde est à l’heure sur la place de Bournois même Bruno transfiguré par sa récente retraite. Nous rejoignons sur le parking de la grotte de la Malatière Gérard vociférant déjà sous un amas de sacs plastiques et Xavier qui tel une parque gracile tisse déjà à l’entrée les fils de nos destinées immédiates (admirable allégorie mythologie quoique un poil amphigourique n’est t-il pas ?).

Nous découvrons là nos nouveaux impétrants : une poignée de joviaux collègues de Franck et leurs pièces naturelles ou rapportées (Michel, Ronan et Clémentine) ; un papa nancéen et son fiston (Pascal et Clément) et Chantal, déjà une habituée, habillée pour l’occasion en pompier volontaire. La Malatière

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Tout le monde est promptement harnaché sous un pâle soleil hivernal, les kits gonflés de victuailles s’alignent comme à la parade. Nous émettons quelques réserves sur la tenue minimaliste et quasi estivale de notre duo nancéen qui n’a visiblement pas suivi nos préconisations vestimentaires ; craintes qui se confirmeront par la suite...

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Le puits d’entrée est promptement descendu depuis le bouquet d’arbres surplombant. Il s’agit sans doute du plus simple équipement ; toutefois, on prend soin d’y ajouter une longue déviation pour éviter un léger frottement ponctuel. La progression débute : partout le sol rendu très humide par le réchauffement terrestre est transformé en une redoutable patinoire où il faut assurer chaque pas. Je n’ai jamais vu Bournois la poussiéreuse comme cela ! Cela devient vite pénible et fatiguant. Pas de problème notable à signaler jusqu’aux premières vasques d’eau inévitables. Cette eau apparemment plus agressive que de l’acide nitrique fumant (Gérard avait-il fait pipi dedans ?) commença à grignoter la colle des semelles des chaussures de Pascal. Elles commencèrent à bailler comme les godillots de Charlot dans les Temps modernes, incident qui n’entama en rien l’optimisme et l’enthousiasme inextinguibles de leur propriétaire. Le problème s’aggrava encore dans les amples galeries du métro parsemées de longs biefs jamais rencontrés auparavant quand à l’époque de notre folle jeunesse nous courrions là quasi nus en démembrant innocemment des chauves-souris : un peu… Beaucoup… Passionnément… Enfin parvenus à l’ancien fond où le livre d’or n’est plus qu’un chiffon boueux, Pascal nous présente fièrement ses deux semelles car il venait de faire 200 mètres sur les chaussettes ! Miraculeusement nos valeureux cadres avaient sur eux deux pantins (pour pieds droits en plus !) qui permirent, avec quelques lacets de "replaquer" les semelles orphelines sur les moignons de chaussures transformant par là ce qui aurait pu devenir un problème très sérieux en aimable motif de raillerie kosovare.

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Après un repas bien mérité quoique chiche pour les fils de parents indignes (le rédacteur de ces lignes a même dû, le cœur serré, partager son pâté en croûte dominical !) et une photo de groupe, le retour s’effectua à vitesse supersonique jusqu’au puits d’entrée où dans un froid glacial certains bloquèrent mystérieusement à mi-chemin pendulant tels des chorizos géants (vision occasionnée au rédacteur de ces lignes sans doute par une carence alimentaire aiguë due aux parents indignes susnommés). C’est à 20 h 30 que les derniers quittèrent le parking en direction du gîte de "Folle avoine" à Bouhans-les-Montbozon, après une longue quête erratique guidé par notre nouveau dieu : GPS le très con.

 

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Le gîte est très sympa, vaste et bien équipé. Dans la grande salle, un poêle à granulés vrombissant séchera quelque peu nos hardes trempées. Au cours du plantureux repas préparé par Florian notre master chef du jour, nous découvrons tout esbaudis les étranges recettes frelatées non pas de « Marmiton.com » site fétiche de Gérard, mais de "papilles et pupilles" où, pour "éviter l’excommunication", l’on prépare des spaghettis à la Carbonara sans crème, celle-ci étant remplacée par un curieux mélange de bave gluante d’œufs crus, du plus bel effet visuel sinon gustatif, et de "Pecorino". Après quelques prises de tête sur le programme du lendemain un tantinet trop ambitieux ; personne ne se fit prier pour aller au dodo.

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Dimanche 6 h 30. Oui, vous avez bien lus 6 h 30 : Un dortoir s’illumine brusquement, des bruits de sacs plastiques froissés résonnent dans la nuit. Ciel, une bête sauvage ! Et non, c’est tout simplement notre Gégé qui a laissé son portable en heure d’été ! On se lève la mort dans l’âme avec des envies d’euthanasie. Le programme de la journée est arrêté : tout le monde descendra le premier puits de Pourpevelle et le grand puits suivant pour ceux qui ont été brillants la veille. A 9 heures, on gratte les voitures, même chemin à rebours vers Pourpevelle sans JJ qui lâche le groupe.

Malgré le froid, le soleil est au rendez-vous. Xavier nous équipe le puits d’entrée d’une main de maître. La descente en rappel prend un peu de temps, chaque passage délicat étant surveillé par un spéléo. Arrivé en bas, certains visitent la galerie qui mène au P30 qui, toujours équipé par Xavier, sera descendu Chantal et Jean-Luc.

Retour en surface où le soleil est toujours présent ; un vent glacial balaye le plateau. Le temps de se changer, de grignoter un peu et aussi de palabrer, nous quittons le site vers 15 h, ce qui est une heure raisonnable pour rentrer dans nos foyers.

Malatière

Bilan : groupe sympathique, un gîte à recommander, une cavité assez complète et la découverte de la spéléo verticale, c’est une bonne expérience pour nos néophytes.

JJ - Gégé

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