Entente Spéléologique Vosgienne

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2014-12-27 avec les Aragonites

Sorties des 27 et 28 décembre 2014 avec les Aragonites

 

Entre Noël et Nouvel An, les Aragonites proposent à l’ESV de se décrasser les artères en participant à un week-end spéléo de trois jours à Montrond-le-Château. Seuls JJ et Benoit répondent positivement à l’invitation et heureusement car le gîte du bas est désormais complet. Le départ des Vosges samedi est épique au milieu des bourrasques de neige et des congères glacées. Plus on descend vers le sud, plus la neige disparait pour devenir insignifiante à Besançon. Je ne m’appesantis pas au risque de me répéter sur la perfection de l’organisation matérielle du week-end toujours au top, où chacun profitera plus que de raison des cadeaux liquides ou lourdement caloriques reçus en cadeaux et recyclés là (c’est mieux que Le Bon Coin !). Tout le monde (Joël, Odile, Michel, Pelu, Bom Bom, JJ, Benoit, Jacques, Bruno, Quentin, Julien) est présent en début d’après-midi pour la première sortie « décrassage et remise en route des peu pratiquants » au gouffre d’Ouzène très propice aux fantaisies équipières en tous genres.

Aragonite profite de la présence de nos deux plus tous jeunes initiateurs pour initier Benoit à l’équipement. Il forme avec Pelu un corps expéditionnaire chargé d’équiper les puits d’entrée de gauche et surtout une partie de la longue main courante jusqu’au P.30 du milieu qui permet de descendre dans la salle devant l’étroiture.

Bom Bom redevenu célibataire pour la 123 678° fois est lui chargé de continuer avec le matos résiduel d’équiper le reste de la main courante jusqu’aux puits étroits concrétionnés qui donnent accès derrière l’étroiture. Il manque vite de munitions et nous avons la surprise de descendre lesdits puits sur un équipement de plus en plus aléatoire tel des mousquetons de kits, des sangles en fil dentaire ; d’aucun reconnurent même son prépuce autour d’une concrétion. En bas, il n’y a quasiment pas d’eau alors qu’on en avait jusqu’à la ceinture mi-novembre !

 

Le groupe se retrouve face à la terrible étroiture nargué par les autres derrière. Celle-ci a été heureusement considérablement agrandie après le coincement du belge mais j’ai une sueur froide en m’y engageant car je ne l’ai passée d’extrême justesse qu’une seule fois il y a 30 ans alors que les 2/3 du GUS s’était avoué vaincu. Ouf, c’est passé !

On se retrouve tous de l’autre coté pour la photo de famille avant la remontée et la sortie à la nuit sous des bourrasques de neige fondue.

La soirée se passe en de furieuses joutes de tarot où après le nœud de chaise, Benoit découvre les arcanes de l’appel au roi, de la petite et du strabisme divergent.

 


Dimanche : quelques participants nous ont lâchés, les meilleurs sont restés ; les Essarlottes par la Voie aux Vaches sont au programme.

Essarlottes Essarlottes Essarlottes Essarlottes

Essarlottes Essarlottes

Il a neigé toute la nuit, ça va être chaud là-haut sur le plateau de Gévresin à plus de 1000 mètres! On parvient quand même à se garer près du cimetière. Après avoir brassés longuement dans la neige, nous descendons la doline artificielle ; pourvu que les puits soient toujours équipés ! Ouf, au deuxième petits puits, l’équipement en place est bien là et toujours en état acceptable malgré des maillons qui commence à s’oxyder fortement. Ca descend bien mais ce n’est pas bien large par endroits. On ne se prend pas trop d’eau sur la tronche car elle est bloquée en surface par le gel. En bas, grosse surprise : la rivière est pratiquement à sec ! On la remonte d’abord vers l’amont et l’autre entrée ; les mains courantes sont désormais facultatives sauf une. On recherche désespérément en hauteur l’entrée de la galerie des aiguilles que j’ai parcouru voici 20 ans peu après la découverte du réseau : une corde était alors en place ; elle a du être enlevée pour protéger ce magnifique couloir où la botte crissait sous des milliers d’aiguilles de calcite. De retour à la base des puits, on se restaure.

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Je remonte en avance avec Joël pour ne pas bloquer tout le monde avec mon cul de plomb pendant que le reste de la troupe va explorer l’aval jusqu’à la cascade. Ma remontée est comme toujours lente. Souvent les bloqueurs glissent sur les cordes révélant leur véritable état d’encrassement. Je ne comprends pas pourquoi nos mineurs qui ont fait là un travail colossal ont laissé des obstacles dérisoires pour emmerder le pèlerin tel ce puits borgne où on arrive la tête la première d’un boyau sans rien pour se raccrocher et qui aurait pu accueillir leurs déblais ou cette étroiture où je reste coincé 30 minutes alors que 3 coups de massettes auraient suffi à en faire un boulevard pour XXXL. A toutes choses malheur est bon : cette longue promiscuité de mon nez avec le sol me permet de découvrir une dizaine de splendides micros ammonites pyritées de quelques millimètres de diamètre : de vrais bijoux ! Les béotiens furieux qui me talonnent en me tambourinant le postérieur n’en soupçonneront même pas l’existence ! Il fait encore un peu jour à la sortie des premiers, il gèle à pierre fendre, les combis se solidifient sur le chemin du retour car on s’est bien fait saucé dans le P16.

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Essarlottes

A l’arrivée au gîte, tout le matos gelé reste dans les voitures : le programme du troisième jour est déjà réglé ! Le lundi sera consacré au grand nettoyage général et après avoir engloutis le maximum de restes, nous quittons le gîte en début d’après-midi. Ce fut un bon petit intermède sportif entre deux bacchanales ! Merci qui ? Merci Odile et Michel !

JJ

 

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